« Le moyen d’être cru est de rendre la vérité incroyable », selon Napoléon Bonaparte (1769-1821). Est-ce à dire, comme je l’ose, que Colin Powell et sa petite fiole de « destruction massive », au siège de l’ONU en 2003, était si incroyable que oui la guerre en Irak devenait légitime ? De toutes les guerres lancées par les USA depuis la 2nde Guerre mondiale, aucune n’a été gagnée. Malheureusement si on est atlantiste ? Heureusement pour la démocratie ? Oui heureusement pour la démocratie : car nulle part l’Amérique n’a pu étendre le régime démocratique dès lors qu’elle y avait d’abord considéré ces territoires comme des tapis de bombes.

Après, nuance, le cinéma américain, Hollywood, forge des esprits aux quatre coins de la planète. Mc Donald’s moins depuis que l’information circule que l’obésité touche trois adultes sur quatre et un enfant sur trois. La confiance-même envers la qualité des Présidents successifs des Etats-Unis s’effrite puisque près de 60 millions d’Etats-uniens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Avant de donner des leçons de démocratie, de liberté, avant de vanter ta puissance, USA, réfléchis un peu à l’image que le monde a d’ores et déjà de toi. Et cette image est rétrograde. Le petit bébé démocratique USA, rejeton de la France révolutionnaire des Lumières, n’a jamais cessé d’agglomérer à sa population de nouveaux arrivants de toutes confessions religieuses et nationalités. Le melting-pot au stade de l’oeuf. Coquille brisée, voilà les USA au-devant de réalités d’un demi-continent nord-américain à conquérir toujours plus vers l’Ouest ou sinon être un loser.
Tu gagnes au prix de tuer éventuellement, mais si tu perds t’es mort. Dans des luttes existentielles permanentes sur le territoire nord-américain, les arrivants ont développé une mécanique agressive en tout et pour tout :
- le génocide des Amérindiens,
- le massacre des bisons,
- lors de la mise en place des premiers maires, des premières élections : corruption, menaces, chantages et règlements de compte étaient légion,
- de nos jours les armes à feu étant légales à la vente, au port sur soi, ou chez soi : les homicides sont à un niveau digne du temps de la Conquête de l’Ouest : la recherche de l’Ouest, de la côte Pacifique, de la richissime et fantasmée Eldorado, soit tout cet écrin originel et tout ce jardin des délices originel de la civilisation nord-américaine.

Le slogan de campagne de Trump indique une Amérique qui doit redevenir grande
A ce petit jeu-là, on a vite identifié la nature de ce fameux « empire » que les Américains constitueront petit à petit. Et puisqu’il faut encadrer mes propos historiquement par son point de chute, rappelons le slogan de campagne de Donald Trump :
- « Make America Great Again »
Tout cela pour ça dirons-nous, tout un empire US bâti, qui joue les gros bras quand un pays ennemi est désigné pour mourir, à coups de technologie, lesquelles technologies sont liées au brassage de cerveaux importés du monde entier, jusque dans la Silicon Valley ou au site de la NASA. Tout cela pour avoir un Président en exercice actuel qui avait mobilisé les votants à coups de slogan « Make America great again » ? Euh…il n’y a pas un fâcheux sous-entendu dedans ? « Refaire la grandeur de l’Amérique » ! Eh bien elle est partie la grandeur ? Où ? En Chine ? (sic).
Une politique extérieure américaine d’inonder le monde de son soft power, de cibler sans raisons légitimes un pays à bombarder
En réalité les USA désignent des pays-cibles : ils détruisent leur régime puis prennent militairement le contrôle des gisements en ressources de ce pays, enfin ils mettent en position des proxys pour à la fois à la tête de la nouvelle direction du pays et à la fois dans les territoires désignées comme zones grises ou zones tampons retenir les populations locales dans leur giron tout en repoussant toutes intrusions extérieures. A ce titre l’Irak, l’Afghanistan et la Libye sont d’une monstruosité sans nom sur le plan de la démocratie. Démocratie à l’américaine alors, doit-on inventer comme expression ? Non, démocratie vantée, promise, mais comme toujours aux abonnées absents.
Baptême du feu militaire des USA lors de la 1re Guerre mondiale
Si les USA n’ont pas 250 ans d’existence, ils développent une posture impérialiste assumée depuis le début XXe siècle avec l’envoi des Sammies (soldats US) sur les fronts de guerre du nord et nord-est français contre l’Allemagne. Et d’entrée de jeu, ce galop d’essai est fébrile. Depuis 1917 la guerre-éclair s’orchestre (eh oui ce ne sont pas les Nazis d’Hitler qui l’ont inventé), créer des brèches au long de points faibles laissés par l’ennemi, y faire masse dans l’offensive pour percer le front : les Américains permettent cela par la masse qu’ils représentent certes, mais ils sont soumis aux ordres d’Etat-major franco-britannique car ils n’y connaissent rien du tout en la matière. La Première Guerre mondiale est une mise à l’épreuve, eux qui viennent d’un continent où, en ces années 1910 la paix est une réalité à côté des atrocités palpables, visibles, horribles qu’ils découvrent sur le front franco-allemand.

De toutes évidences France et Grande-Bretagne sont encore un temps les seules vraies grandes puissances mondiales, encore un temps les seules vraies car les USA voudront avoir le dernier mot. Plongés dans cette Première Guerre mondiale, constatant ce qui les séparent des grandes puissances actuelles, les USA garderont pour eux leur vision de ce premier grand conflit planétaire : et leur vision amènera à un constat simple qu’américaniser la culture du vieux-continent européen serait une première étape réalisable, vers une domination de l’Europe donc du monde.
Vietnam : les USA rapatrient des cercueils, se souvenaient-ils que Berlin avaient été atteinte avant eux par l’URSS en avril 1945 ?
Si le seul conflit ayant été subi sur leur sol nord-américain, en 1812, en l’occurrence contre les Anglais, ne représente pas une expérience énorme en matière de résilience, résistance, mobilisation et plus largement d’expérience concrète de la défensive face à un agresseur, les USA n’ont paradoxalement jamais connu la défaite sur leur sol tout en développant petit à petit au XX e siècle une montée en puissance comme état gendarme du monde, lequel statut largement prouvé lors de la Seconde Guerre mondiale par le D-Day du 6 juin 1944 et ce qui suivra, deviendra selon qui présidera les USA après-guerre un costume d’arbitre des conflits internationaux qui tantôt étouffera, tantôt sera trop large. Ce costume trop large, ou trop étriqué selon le Président en exercice, a fait des USA une superpuissance fonctionnant sur courant alternatif. Déjà en avril 1945, l’avertissement était cinglant : ce ne sont pas les USA qui ont atteint Berlin et le bunker d’Hitler en premier, ils étaient en retard sur un rouleau compresseur : les Soviétiques. La superpuissance en face, l’URSS, ne cessera ensuite d’imposer un jeu d’échecs mondialisant la moindre zone grise, le moindre pays représentant un intérêt en zone de luttes hybrides (guerre informationnelle entre USA et URSS, pays-otages de luttes armées asymétriques. L’épine dans le pied des USA est cette guerre du Vietnam : 10 ans de guerre, un enlisement des Américains qui bombardent, cela ne fait rien obtenir alors ils décident de coordonner le Vietnam-Sud par des encadrements d’officiers américains pour enfin envoyer là-bas des troupes de GI’s qui reviennent pour beaucoup entre quatre planches d’un cercueil.

L’analyse d’un empire mourant ne peut malheureusement se faire qu’au moyen d’une lecture multiformes convoquant à peu près toutes les sciences molles capables une fois combinées les unes aux autres d’identifier une CIVILISATION : car ce qui meurt dans un Empire, c’est….l’empire, cette mort de l’empire est par contre parfaitement analysable à ce qui l’a expliqué, et d’autant plus à ce qui va lui survivre. Or, une civilisation ayant fondé un empire qui meurt, survit toujours à son ancien empire.
L’Iran, pot de fer du Moyen-Orient
Dans mon annonce d’un choc terrible contre l’Iran, je fais allusion au pot de fer du Moyen-Orient, l’Iran, contre lequel s’entrechoquer fait des dégâts, en l’occurrence mondiaux, aussi mondiaux que sont mondialisés le cours du baril de pétrole, le cours du gaz, le cours de différentes matières premières qui circulaient d’ordinaire en temps de paix par un détroit d’Ormuz, aujourd’hui hélas bloqué. Le souci d’un Empire est de cartographier ses cibles et de peser et soupeser qui chez l’ennemi peut être retourné dans son camp. La dimension est double : spatiale avec l’étude approfondie d’un territoire à conquérir, et en l’occurrence l’Iran garde encore bien des surprises puisque toute cette guerre actuelle n’en est encore qu’à des échanges balistiques et des pluies de drones à 200 dollars à peine le coût de fabrication en résumé. Un drone suffisant par exemple pour cibler une base militaire US du Koweït. La dimension est double du fait aussi du temps. L’Iran inscrit sa stratégie dans le temps long. Ses salves de drones ou missiles, ses ripostes balistiques sont mesurées, pesées, soupesées : ces deux derniers jours l’Iran a tiré autant de missiles que lors des deux premières semaines du conflit. Il faut y voir un avertissement du régime iranien. Un signal. Dans ces jours derniers où Saoudiens et Américains formulent ouvertement un plan pour amener des troupes sur le sol iranien, le régime iranien peut rire, disposant d’une quantité astronomique de drones et de 250 000 Gardiens de la Révolution répartis et disséminés sur le territoire iranien. J’ai bien dit répartis et disséminés : et ils ne bougeront pas de leurs points de mobilisation, points de mobilisation qui sont en fait constitués pour livrer une guerre asymétrique à l’adversaire. Tout dans les déserts, montagnes, collines d’Iran, sont outillés et agencés de manière à ce que ces pièges de prime abord naturels soient dédoublés de pièges armés. Un magot de plusieurs centaines de milliards de dollars est détenu, tel un trésor, par le régime iranien. Ajoutez à cela que toute l’économie, toutes les industries, toute les usines d’armement sont détenues par les Gardiens de la Révolution islamique, et vous obtenez une atmosphère très suffocante, irrespirable pour tout intrus GI’s ou soldat saoudien cherchant à appliquer les ordres d’envahir l’Iran.

Quand les USA et Israël ciblent l’Iran, l’Iran étend la guerre au monde par le biais de la mondialisation
La dimension spatio-temporelle est bien mise en exécution par l’Iran, puisqu’elle gagne du temps, et met ensuite ce temps à l’oeuvre d’une extension géographique du conflit. 17 pays de la péninsule arabique sont constamment menacés et touchés par des tirs balistiques ou drones iraniens. La dimension spatio-temporelle américaine par contre est obsolète : elle est basée a priori sur une cartographie et images satellitaires recensant correctement les ressources iraniennes, tandis que le Mossad israélien vient compléter et désigner des cibles humaines, par un travail de terrain, mais aussi par une reconnaissance par intelligence artificielle. Est-ce à dire que si on porte une kalachnikov, qu’on est vu du ciel on est forcément à coup sûr un Gardien de la Révolution islamique et donc on est ciblé et tué ? Depuis quand l’intelligence artificielle peut-elle légitimement décider de qui est à abattre ou non ? Et en prenant du surplomb sur ce débat : l’IA tueuse en Iran aujourd’hui, des terminator à la James Cameron d’ici quelques années pour régler le sort de guerres que toutes les générations d’humains en âge de combattre ne veulent pas faire parce que totalement absurdes ? Et au-delà encore : quelle légitimité d’un Chef d’Etat qui lance une guerre avec ses robots, contre des peuples voisins ? Légitimité d’un despote, d’un tyran ?
L’enlisement des USA va de pair avec l’extension mondiale du conflit par les ripostes iraniennes
L’enlisement américain en Iran commence à être très douloureux. Les Gardiens de la Révolution islamique donnent la leçon en matière de résilience, résistance, organisation en interne, et se paient le scalp de l’Amérique et l’image ultra-militarisée et technologisée des USA au moyen d’une vaste contre-attaque en tâche d’huile. Cette tâche d’huile c’est un ensemble de 17 pays de la péninsule arabique, du Golfe qui voient pleuvoir sur eux crashs de drones, tirs de drones, et surtout pluie de missiles. Quant au détroit d’Ormuz, bloqué sauf pour les méthaniers et cargos pétroliers chinois, et surveillé par les Gardiens de la Révolution, il mondialise le conflit entre USA, Israël et Iran. 20 % du commerce maritime mondial transitait par ce détroit stratégique.
Extension mondiale du conflit, drones et missiles iraniens : les USA n’avaient rien anticipé
« Tâche d’huile » + « drones » + missiles » = un ensemble prouvant une stratégie iranienne des plus inédites aux yeux des Américains. Les USA n’avaient jamais étudié correctement ce cocktail, d’abord cette mondialisation du conflit en tâche d’huile, à laquelle ils n’avaient pas pensé puisqu’ils misaient tout sur dix jours de matraquage de missiles sur l’Iran pour voir ensuite la population renverser le régime, comme en Irak en 2003 : mais en Iran le pouvoir est d’apparence centralisé comme en Irak sous Saddam Hussein mais il n’en est rien réellement puisque le pouvoir, le commandement est horizontal.
Etudier quelle posture et riposte adopter face à des drones, devant lesquels ils sont démunis ? Non plus. Les USA n’ont pas anticipé cela non plus. Enfin, concernant les missiles iraniens, ils sont tellement sophistiqués que je vais faire plus long. Les capacités balistiques iraniennes sont issues d’un savoir-faire qui était destiné à la base à porter des charges nucléaires. La capacité jusqu’à 1,5 tonne d’explosifs de certains missiles iraniens, et pouvant filer à 10 000 km/h, a permis récemment de perforer le dôme de fer censé protéger Israël. L’écrasement de tels missiles provoquent une déflagration et une onde de choc sur un périmètre de 2 km carrés. Enfin, dernier terme important employé : drones. Aucune aviation développée en Iran ! Certes. Le régime iranien avait tout misé sur les drones, lesquels avaient déjà montré leur haute capacité de nuisance sur le front russo-ukrainien : la Russie s’en étant dotée auprès de l’Iran. Pour 200 dollars, en coût de fabrication, un drone est à la fois capable de neutraliser une cible, à la fois est-il tout-à-fait tranquille pour agir puisqu’il ne connaît aucun « prédateur » : aucun avion de chasse ne peut lutter contre un essaim de drones, aucun missile dont le coût de fabrication est forcément élevé n’est tiré contre un drone. Ce serait non rentable et débile. Le drone ne connaît aucun prédateur, et les drones iraniens répartis à travers des centres opérationnels un peu partout dans le territoire iranien, sont encore actuellement un signal majeur que la capacité de nuisance, plus encore la capacité de ripostes du régime iranien est bien réel.
Deux mâchoires de l’Iran se refermant sur les USA…
La surprise est telle pour l’Amérique, que de l’effet de surprise on est passé tout simplement vers une gueule iranienne aux mâchoires puissantes, aux mâchoires se refermant. L’Amérique est prise dans la gueule de l’Iran, au sens où le détroit d’Ormuz est iranien, la zone maritime du détroit est trop étroite pour rendre facile toutes manoeuvres navales américaines. Dans la gueule d’un monstre rusé, réfléchissant et envoyant ses coups selon une démarche sur le temps long, le temps long nécessaire aux yeux du régime iranien pour faire tâche d’huile à l’échelle mondiale : un détroit d’Ormuz bloqué et c’est entre autres l’Occident qui verra le prix du carburant à la pompe augmenter et augmenter, et donc des populations occidentales qui ne pourront plus continuer d’être mobiles, d’aller au travail, d’aller voir ses proches ? Cette guerre n’a de régionale que la précision sous intelligence artificielle de ses bombardements démultipliés d’Israël vers le Liban et l’Iran, de l’Iran vers 17 pays moyen-orientaux et proche-orientaux, des USA vers l’Iran. Encore que cette précision tant vantée côté USA et Israël, fait des victimes civiles innocentes.
Naïfs, les USA voulaient juste jouer avec les gaz et pétrole de l’Iran, ils ont cassé leur jouet « pétrodollar »
Le détroit d’Ormuz, séquestré sous drones iraniens, sous vedettes armées iraniennes est bel et bien iranien. Les USA le veulent autant qu’ils veulent les puits de pétrole iraniens et les gisements de gaz iraniens. Le problème est qu’on voit un enfant américain en train de casser son jouet, puis pleurera. Pleurer bientôt, seul dans le noir, comme ayant subi une punition. Pleurer son pétrodollar cassé, brisé, qui laisserait bientôt place telle une porte enfoncée, au Yuan chinois (les seuls convois de pétrole circulant du détroit d’Ormuz, c’est vers la Chine, pour une rémunération en Yuan). Le dollar et les pays du Golfe, soit le mariage d’intérêts après le krach pétrolier de 1973, entre les pétromonarchies de la péninsule arabique et les USA, pays de la bagnole et du pétrole pas cher. Le pétrodollar naissait : une sorte de monnaie réutilisable par les pétromonarchies du Golfe qu’elles doivent réinvestir sur le territoire américain.
Les Iraniens chiites sont résilients depuis plus d’un millénaire quand en face les USA n’ont que 250 ans d’histoire…
Les Américains, 250 ans d’histoire commune à peine, ne se rendent pas compte qu’ils font face à un roc culturel et religieux, un colosse de plus d’un millénaire d’histoire commune, histoire commune qui fait savoir à tout chiite que pleurer, souffrir, être martyrisé mènent toujours au paradis. D’autant plus qu’en 680 l’assassinat d’Hussein sur ordre du calife omeyyade de ce temps, lors de la bataille de Kerbala (Irak) avait pour toujours chez les chiites montré ce chemin vers le bonheur : il passe par la consultation et le respect des imams. Quelque chose à ajouter à cette résilience iranienne que l’Occident et ses médias idiots et nombrilistes ne disent pas : au-delà d’une force de résilience qui a une origine à travers le martyre de l’imam Hussein en 680, cette même force de résilience a chez certains chiites comme objectif la survenue de l’imam caché : l’imam qui réglera le sort du monde dans la justice. Face à ces forces de résilience iraniennes les USA pèsent quoi fondamentalement ?

L’Iran désorganise le monde et la base électorale de Trump
Cette attaque américaine contre l’Iran est désorganisée, mal préparée, mal anticipée. En face, les capacités de riposte du régime iranien ont en effet élargi géographiquement le conflit et pris en otage le détroit d’Ormuz (et avec : le monde). Quand on est Président, on prend tous les coups, mais tout puissant on rend les coups. Rendre les coups jusqu’à quand ? Donald Trump met en scène ses déclarations, toujours positives, tandis que d’ici les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 qui verra de toutes évidences la Chambre des Représentants virer côté « Républicains ».
Joseph Kent, haut responsable de l’antiterrorisme américain vient de démissionner, il dénonce l’absurdité de la guerre lancée contre l’Iran, notamment en déclarant :
« L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain »
Joseph Kent.

De même, si Trump campe sur sa position en apparence sereine, il a tout de même fait appel aux puissances maritimes pour l’aider à prendre le détroit d’Ormuz, pour y rétablir le passage des méthaniers et des cargos pétroliers. Le cours du baril de brent l’effraie en réalité : il pourrait perdre sa base électorale, si les prix à la pompe continuent de grimper. Je cite les méthaniers : l’Iran en l’occurrence est la 2e réserve mondiale de gaz derrière la Russie. Ses richesses en gaz et pétrole sont ménagées par les frappes de missiles américaines, pas du tout par les frappes israéliennes : Israël semble mener une guerre jusqu’au-boutiste, ciblant des infrastructures pétrolifères tout comme des hauts responsables du régime iranien et de simples Gardiens de la Révolution exécutants.
Carlson, journaliste le plus influent des USA, s’en prend à Trump

Le journaliste le plus célèbre aux Etats-Unis, Tucker Carlson, s’en ait pris à Donald Trump. Lequel tente de sortir cette grosse épine du pied en le faisant inculper d’intelligence avec l’ennemi terroriste iranien sur la base des contacts iraniens qu’aurait Carlson. Carlson précisant que ces contacts étaient évidemment en lien avec des reportages, avec son journalisme, son activité de reporter. Extrait des propos de Carlson qui éclaboussent Trump et son allié Netanyahu :
» Il semble peu probable que les États-Unis puissent garantir la sécurité d’Israël. Nous ne pouvons déjà pas la garantir aujourd’hui, malgré de réels efforts en ce sens. Alors qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’à un moment donné, il est possible qu’Israël estime ne pas avoir d’autre choix. Nous espérons qu’il en arrivera à cette conclusion — non pas par plaisir. Mais dans tous les cas, il pourrait être contraint de recourir à une frappe nucléaire contre l’Iran. Ce serait une tragédie pour le peuple iranien — dont la grande majorité n’a rien à voir avec tout cela — qui serait anéanti. Ce serait une tragédie pour la région, qui serait contaminée par des retombées radioactives. Et ce serait une tragédie pour le monde, car le dernier tabou serait brisé. «
Tucker Carlson