Skip to content
Par Frédéric Coulon : polymathe expliquant l'Histoire-Monde selon l'espace-temps-matière
Esprit & Histoire Esprit & Histoire Esprit & Histoire
  1. Frédéric Coulon sur Ce Sahul englouti a vu l’Homme atteindre l’Australie il y a 70 000 ans ?2 septembre 2026

    Bertrand, Pour trois raisons, je vous adresse un très grand merci : 1/ certaines cruautés de l'Histoire (l'Histoire,... même des…

  2. BERTRAND sur Ce Sahul englouti a vu l’Homme atteindre l’Australie il y a 70 000 ans ?2 septembre 2026

    Bonjour Frédéric, je viens de découvrir votre site et vos publications, une vraie respiration, un bol d'air frais. Bref beaucoup…

Esprit & Histoire Esprit & Histoire Esprit & Histoire
  • ACCUEIL
  • EDITORIAL
  • PREHISTOIRE
  • HISTOIRE ANTIQUE
  • HISTOIRE MEDIEVALE
  • HISTOIRE MODERNE
  • HISTOIRE CONTEMPORAINE
  • HISTOIRE IMMEDIATE
  • CINEMA
  • ACCUEIL
  • EDITORIAL
  • PREHISTOIRE
  • HISTOIRE ANTIQUE
  • HISTOIRE MEDIEVALE
  • HISTOIRE MODERNE
  • HISTOIRE CONTEMPORAINE
  • HISTOIRE IMMEDIATE
  • CINEMA
  1. Frédéric Coulon sur Ce Sahul englouti a vu l’Homme atteindre l’Australie il y a 70 000 ans ?2 septembre 2026

    Bertrand, Pour trois raisons, je vous adresse un très grand merci : 1/ certaines cruautés de l'Histoire (l'Histoire,... même des…

  2. BERTRAND sur Ce Sahul englouti a vu l’Homme atteindre l’Australie il y a 70 000 ans ?2 septembre 2026

    Bonjour Frédéric, je viens de découvrir votre site et vos publications, une vraie respiration, un bol d'air frais. Bref beaucoup…

Subscribe
Home/ACCUEIL/TIRAILLEURS (Mathieu Vadepied, Olivier Demangel – sorti le 4 janvier 2023)

TIRAILLEURS (Mathieu Vadepied, Olivier Demangel – sorti le 4 janvier 2023)

4 Min Read
0

TIRAILLEURS (Mathieu Vadepied et Olivier Demangel – sorti le 4 janvier 2023)

Pitch

Bakary Diallo (Omar Sy) s’enrôle dans l’armée française pour rejoindre Thierno (Alassane Diong), son fils de 17 ans, qui a été recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier qui veut le conduire au cœur de la bataille, Thierno va s’affranchir et apprendre à devenir un homme, tandis que Bakary va tout faire pour l’arracher aux combats et le ramener sain et sauf.

Avis

Décidément la France ne parvient à visiter la guerre 14-18 que par l’entremise de niches conceptuelles (ici un père et son fils tirailleurs), par l’intermédiaire de fenêtres de tir scénaristiques limitées à de l’histoire insignifiante (l’antagonisme entre ce père pacifiste et son fils volontaire au combat ne prend jamais, on entre jamais vraiment dans ce long-métrage), au sein d’une Grande Histoire qui pourtant a le mérite d’être un champ des possibles autrement plus colossal et porteur.

Ci-dessous, déjà, une série de jaquettes de longs-métrages sur 14-18 qui étaient basés sur des histoires de niches peu porteuses en comparé avec la mythologie et la fantasmagorie qu’aurait pu alimenter une telle guerre :

Au scénario : comment faire la paix en temps de guerre…
Au scénario : le destin tragique d’un poilu rescapé des tranchées mais défiguré à jamais…
Au scénario : un travail mémoriel avec une veuve cherchant traces de son époux disparu au front…dans l’après-guerre…

Ci-dessous, des succès d’estime (Capitaine Conan) qui nous manque, depuis, en terme de réalisme du cinéma français, et des hautes pointures internationales (Les Sentiers de la gloire) ou chefs d’oeuvre de l’histoire du cinéma français (La Grande Illusion):

Sam Mendes est à ajouter à cette liste de films ci-dessus, avec son 1917 à la technicité photographique visant une surenchère de réalisme et d’esthétique :

Ce duo ne fonctionne jamais, dans Tirailleurs. Quant aux décors : toujours le même point de vue depuis la même tranchée, toujours ce petit village servant de campement, un no man’s land sans impression laissée au spectateur, un no man’s land entre tranchées dont rien ne ressort à la vue du spectateur, il est insignifiant. Quant aux costumes : trop propres, tout droit sortis d’un musée. Quant à la retranscription d’une réalité du moment, tout est minimaliste, recroquevillé autour d’un Omar Sy qui force le trait dans son combat d’un père voulant sauver du front, son fils. Alassane Diong est le seul poumon du film : inspiré par son rôle, il porte le film comme il peut, avec sa verve combattante. De multiples sous-histoires en une : ce binôme de voleurs de soldes, ce tirailleur rusé ayant la combine pour s’échapper du front et rentrer au pays, ce caporal guidé par sa soif d’en découdre avec les boches,…et rien n’est tissé ensemble convenablement, rien ne va ensemble, aucun agencement au montage final. Nous sommes, spectateurs, balancés du coq à l’âne dans ces sous-intrigues peu prenantes, insignifiantes même.

Un manque criant de souffle épique pour un film sur les tranchées de 14-18 ! Et une sale envie de faire du travail de mémoire, de faire une piqûre de rappel à connotation politique sur la cause des tirailleurs sénégalais, ce qui était bienvenu évidemment, mais pas de cette manière aussi informe. Tirailleurs est un ensemble de sous-histoires dans la Grande, de bavardages, d’insignifiance des combats…

Longtemps livre de chevet pendant mes études universitaires d’histoire, ce livre ci-dessous est à lire, si vous voulez comprendre pourquoi je suis aussi dur avec Tirailleurs et avec le vide incarné par ce film dans l’histoire des films français sur la Grande Guerre :

Et aussi cet excellent ouvrage, qui colle vraiment au sujet du film.

Tags:

14-18alassane diongassautmathieu vadepiedolivier demangelomar sytirailleurstirailleurs senegalaistranchées
Author

Frédéric Coulon

Historien antique et religieux diplômé : pour tout vous transmettre depuis les origines du monde. Journaliste diplômé pour tout écrire de manière dynamique. Enseignant diplômé pour rendre le complexe accessible à toutes et tous. Pour tout le reste : un peu d'huile de coude et mon gros esprit de synthèse.

Follow Me
Other Articles
Previous

RESPECT A PHILIPPE NOIRET !

Next

LE LABYRINTHE DE PAN (Guillermo Del Toro – 2006)

No Comment! Be the first one.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le char à chevaux, à deux roues, est inventé vers - 2 000 ans, non pas par la kultur nomade Maïkop de la mer Noire, qui avait inventé les chariots à boeufs à partir de l'invention de la roue par ses cousins anatoliens vers - 4 000 ans, mais par une kultur nomade ouralienne du nord de la Russie d'Europe. Mais cette kultur nomade ouralienne était descendante des conquérants Maïkop et Yamnayas.
Copyright 2026 — Esprit & Histoire. All rights reserved. Blogsy WordPress Theme