Nous sortons à peine d’un XX ème siècle de tueries de masse. « La vie n’est désormais plus conçue par la morale : elle veut l’illusion, elle vit d’illusion », Friedrich NIETZSCHE, Philosophe (1844 – 1900). Certes, il manquait au philosophe Nietzsche une spiritualité, lui le nihiliste, mais il voyait juste : le seul fait de gloire de la civilisation-monde du XXI ème siècle est ce qu’on appelle la « révolution numérique »… Soit un packaging d’innovations et non d’inventions directes. L’internet en tant que tel est issu de programmes militaires US visant l’information, la coordination des forces, à la base. Le téléphone portable est une innovation simple issue du téléphone fixe. Bien que ces smartphones permettent tout un tas de choses via des applications (des mini-innovations).
Quelque part au Japon, quand un adolescent fracasse son écran de PC parce qu’il a été battu en plein jeu-vidéo, d’autres ailleurs avancent dévisagés sur des réseaux sociaux comme TIK TOK et subissent un jour harcèlements, violences morales, voire pire ils deviennnent sans le savoir la proie de prédateurs sur WEB (pédophiles, violeurs, escrocs,…) Et tous ces phénomènes existaient déjà au XX e siècle, au XXI e siècle tout s’est amplifié. J’aide parfois des jeunes ados à traverser une rue quand je vois qu’ils ont les yeux rivés sur leur smartphone en marchant. Pour éviter un accident.

Ces petites innovations numériques/technologiques permettent aussi de donner corps à ce qu’Orwell appelait Big Brother : soit des Etats qui utilisent tous nos appareils connectés pour savoir qui nous sommes, ce que nous aimons manger, ce que, plus largement, nous consommons.
Le modèle de croissance schumpétérien est un modèle économique de croissance fondé sur la théorie de la croissance par l’innovation de Joseph Schumpeter. Il soutient que c’est l’innovation qui est responsable de la croissance économique de long terme. Avec Schumpeter, l’entrepreneur n’est pas un simple créateur ou repreneur d’entreprise ; il est le moteur de l’évolution économique. Il est celui qui vient bouleverser l’activité économique en apportant l’innovation. Son dynamisme et sa volonté de créer sont au cœur de la croissance du système capitaliste.

Schumpeter définit l’innovation comme « les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transports, les nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle »
Selon le processus de «destruction créatrice» théorisé par cet économiste Joseph Schumpeter (1883-1950), la création de nouvelles activités grâce à l’innovation détruit cependant les activités reposant sur d’anciennes technologies. De manière naturelle, la destruction pousse à la réinvention des modèles. Là est le problème Monsieur Schumpeter, les modèles du XX e siècle, en un mot tous « sciences sans conscience », sont devenus « ruines de l’âme » en notre XXI e siècle… On donnera en exemple tous les internautes désoeuvrés qui errent sur la toile en quête de vérité, en quête d’amitié, en quête d’existence… Ou bien ces Etats puissants qui parce que puissants, veulent demeurer puissants au moyen de développements technologiques sensés accroître leur autonomie ou leur emprise sur des territoires périphériques qu’ils considèrent comme leur pré-carré.
Schumpter disait une vérité en son temps, vérité qui n’est plus celle d’aujourd’hui : les puissants de ce monde se sont trop amusés avec le jouet de l’innonvation : nos innovations actuelles détruisent nos tissus entrepreneuriaux, économiques, et donc sociétaux. De ce point de vue-là nous serions entrés dans un XXI e siècle du tout numérique, une sorte de course folle qui nous mène par le bout de notre nez vers la concrétisation de la conquête de certains astres de la Voie Lactée pendant qu’on a encore toutes les difficultés du monde à approcher et connaître le fond même de nos propres océans, pourtant parfaits sujets de connaissance à aborder, voire plus importants que viser la Lune puis Mars puis Jupiter…
On ne prend pas en compte avec nos technologies actuelles boostées aux innovations ci et là, d’un réchauffement climatique qui est moins provoqué par nos machines que par nous-mêmes. Le globe terrestre est organe, il n’a jamais été machine. AURIONS-NOUS vraiment besoin de technologies abouties, à la pointe, pour ré-axer la Terre concernant son axe de rotation sur elle-même : il faut revoir et mettre en place toute une politique mondiale non plus écologiste, environnementale mais pansociétale : il ne s’agit pas que tous les pays agissent d’une même voix à l’unisson face à cet environnement mondial qui se dérègle, mais de considérer qu’une mutualisation des connaissances et d’outils technologiques de captation de mesures, serait plus approprié pour redessiner notre Monde de demain. Faire et oeuvrer avec conscience dans les sciences molles et dures… Combiner mutualiser nos meilleures armes en les réglant à l’unisson.